Bonjour,

J’ai lu (pour une fois en moins de 6 mois =) le livre de Timothy Ferriss, « la semaine de 4 heures ».

La semaine de 4 heures

Pour la  première fois, j’ai fait une « lecture active »… en gros, avec un bloc de post it sous la main, et quand je trouvais un passage qui me faisait plus réagir que les autres, hop, post it dessus… Et là, en reparcourant le livre et en checkant les posts it, je vais pouvoirpartager avec vous ces différentes parties !

Pour résumé ce livre en une phrase… Il permet de reconsidérer certaines croyances populaires sur le travail… et en particulier, le syndrome du « je me tue au travail en attendant la retraite ». L’idée est de se programmer des mini retraites tout au long de sa vie active, et ainsi profiter de bons moments avant d’être trop vieux =) Et d’un point de vue entreprenarial, l’idée se réumerait ainsi : ne pas créer la plus grosse entreprise possible, mais celle qui nous prendra le moins de temps à gérer au quotidien.

Après, suivre à la lettre tous les conseils… c’est devenir un monstre associable au niveau professionnel, ne plus parler aux gens pour ne pas baisser sa productivité… et après, partir 3 mois à l’étranger en mini retraite… Donc, tout le monde ne s’y retrouvera pas forcément, mais dans tous les cas, ça amène à réfléchir.

Déjà, sur le mythe de l’argent… Le « Quand j’aurai un million d’€, je serai heureux et me ferais plaisir ! »… Alors que tant de nos rêves peuvent être accomplis avec si peu… Pourquoi attendre la retraite ou un hypothétique seuil ? L’auteur conseille donc déjà de lister ses rêves, et de travailler de façon à pouvoir les accomplir.

L’autre idée est de ne plus travailler pour soi, mais d’avoir des gens qui travaillent pour soi… Bon, là, c’est bien plus discutable, surtout appliqué à la lettre (en gros, délocaliser toutes les taches dans des pays du tiers monde). Ethiquement parlant, je ne m’y retrouve pas du tout… Mais pousser la réflexion est intéressant.

Dans son externalisation à outrance, il y a quand même quelques points intéressants. Donner de la liberté aux collaborateurs (« si l’action que vous pensez prendre coute moins de X €, vous êtes autorisés à le faire sans m’en demander l’autorisation » permet probablement de bien diminuer le nombre de sollicitations). Sinon, les conseils de faire appel pour tout et n’importe quoi a des assistants low costs travaillant dans des pays du tiers monde est pas top quand même d’un point de vue ethique… Et puis, si ces gens là décidaient d’appliquer les conseils du livre, vers qui ils externaliseraient ?? =)

D’un point de vue entreprise, j’ai bien aimé la réflexion sur la nécessité que l’entreprise ne repose pas uniquement sur son créateur, mais qu’elle tourne le plus indépendamment possible du fondateur. C’est un point trop souvent ignoré, et pourtant indispensable, que ça soit pour une future valorisation ou pour prendre un peu de vacances :)

« Remettre en cause le statu quo » : ça, j’en suis adepte depuis pas mal de temps… En repartant de la base, en oubliant les conclusions précédentes, on arrive souvent à améliorer le process (après, on appelle ça Lean ou ce qu’on veut, l’idée est là)

Autre aspect également contestable… L’auteur croit que n’importe quel salarié peut accéder au télétravail… Et en profiter pour bosser 10 fois moins pour les mêmes résultats (ok pour ce dernier point… le boulot 40h par semaine pourrait être souvent fait en beaucoup moins en écartant le superflu). Mais bon, toute non productivité n’est pas une catastrophe… une pause café, une discussion avec un collègue… ça fait partie d’un tout… et c’est nécessaire au bon fonctionnement (niveau social, niveau enrichissement personnel…).

A propos de la diète d’informations : L’auteur préconise de supprimer de sa vie tout ce qui est télé, lecture de journaux, suivi de sites d’actu… Excepté si on veut se couper du monde, et vivre dans son monde, je ne vois pas trop l’intérêt… J’aime suivre l’info, et j’aime en parler avec les gens autour de moi. Et je ne trouve pas que je perds mon temps ! Imaginez un monde où personne n’aurait de sujets communs de discussions ? Ba on s’ennuierait bien vite… « il fait beau hein ? »… « oui oui »… Bref, non à la diète d’info ! (bien sur, pas l’excès inverse non plus du trop d’infos… mais suivre quelques flux RSS bien choisis, un JT de temps à autre… c’est un bon rapport qualité/temps passé !)

Je passe sur le conseil scolaire insupportable… d’aller tanner un prof si on n’a pas eu un A à un exam… histoire qu’il y réfléchisse à 2 fois la prochaine fois. Je supporte pas du tout cet égo surdimensionné… On a la note qu’on mérite, et la perfection n’est pas indispensable dans le domaine scolaire… L’essentiel est d’être satisfait par ce qu’on a fait et appris !

De façon moins originale, il revient sur la crise de réunionnite aïgue qui touche un peu tout le monde… Les conseils sont connus, mais il n’est pas inutile de les rappeler. Pour toute réunion, réfléchir si c’est vraiment nécessaire, y convier seulement les personnes nécessaires, et se fixer un timing serré.

Au passage, on trouve aussi un conseil anti GTD =) Ferris conseille de regrouper les activités similaires, alors que GTD conseille plutot de le réaliser directement si ça prend moins de 2 minutes… Perso, je penche plutot du côté de GTD ! C’est plus sympa d’avoir des actions finies qu’une pile d’actions similaires en attente.

En conclusion, pleins de conseils intéressants (même si c’est souvent très typé marché US), des pistes pour pousser sa réflexion autrement, et comme dans tous les livres de ce type, chacun y puise ce qui l’intéresse.

Bonjour,

Voila quelques temps que j’ai fini de livre le livre de Jessica Livingsto, « Les plus grandes réussites du web », traduction française de Founders at work.

Les plus grandes réussites du Web

Un recueil d’interviews des fondateurs de 25 boites du web… Ca va de l’époque ou Steve Wozniack fabriquait lui même ses ordianteurs en soudant des portes logiques… en passant par des trucs plus récents, Paypal et ses pertes abyssales liée à la fraude, les débuts de Gmail ou d’autres services web moins connus…

A chaque fois, la masse d’anecdotes incroyables, de conseils pour ceux qui voudraient se lancer, comment fonctionnent les business angels et moultes autres choses. On se rassure en voyant que tout le monde est passé par des hauts et des bas.

J’en raconte pas plus, mais je ne peux que le conseiller à tous ceux qui s’intéresent à l’informatique et au monde du web. Ca se lit super facilement, il y a du rythme =)

Il m’aura fallu 6 mois pour le lire (enfin, ça comprend une grosse pause de 4 mois au milieu, pour cause de projets associatifs & Co). Et comme tous les résumés de ce livre que vous trouverez sur le net, je ne peux que vous le conseiller.

gtd

S'organiser pour réussir, traduction de Getting Things Done de David Allen

Certes, certains conseils (pour ne pas dire la majorité) relèvent du bon sens. Mais les énoncer ne fait pas de mal et permet de se remettre en question… A d’autres moments, on est conforté dans nos propres méthodes d’organisation. Mais dans tous les cas, on prend conscience de l’importance de bien penser son organisation.

Le premier principe, un peu magique, consiste à réaliser une action dès qu’elle se présente si elle met moins de 2 minutes à être accomplie. C’est impressionnant comment ce conseil tout bête peut faire gagner un temps fou. Sur les mails par exemple… Souvent, on reçoit un mail avec une simple question… On le lit, et on le met de côté en se disant qu’on y répondra plus tard. Et plus tard, bien plus tard, on se décide… on ressort le mail, on le relis à nouveau… et on y répond enfin… Si dès la première lecture, on y avait répondu, on aurait gagné un temps fou… et une préoccupation en moins. Appliquer ce principe fait vraiment gagner un temps fou !

Egalement, l’auteur explique pourquoi il est indispensable de se libérer l’esprit en faisant des listes pour nos différents projets et préoccupations… Une fois notre esprit libéré de tout ça, on se sent bien mieux… on n’a plus la peur d’oublier quelque chose… Bref, ça repose (ça, je vous l’accorde, inutile de passer 6 mois à lire un bouquin pour apprendre ça… on est nombreux à faire cela de façon naturelle… mais lisez la suite ;)

Une fois le principe de liste mis en forme, il faut ressortir pour chaque projet la « première action à faire » . Noter des listes de projets finalement ne fait pas avancer grand-chose… mais si pour chacun, on note la prochaine tache à exécuter, là, on fait vraiment avancer les choses ! Ce principe s’applique tout le temps, et permet vraiment de clarifier les choses et de savoir où l’on va ! Sans compter que c’est plus motivant !

Et un principe, finalement en pré requis de tout ça… il est important de penser son système d’organisation, d’en faire un système de confiance, où l’on sait que, si on y met une note, elle ne va pas s’égarer ! Fini les dizaines de bouts de papiers griffonnés qui traînent à droite à gauche… une centralisation de l’ensemble permettra de s’y retrouver et d’avoir confiance en son système.

Dans les quelques points négatifs du livre… L’auteur se fait un peu trop souvent mousser… « Quand je formais un dirigeant d’une énooooorme multinationale… », et fais un max de pub pour ses séminaires. C’est un peu lassant à la longue. Sans compter le nombre de répétitions… Certes, ça permet de faire rentrer le principe… mais la même chose en 2 fois moins de page était largement possible.

Sur la méthode elle-même, il faut bien sur la lire avec un esprit critique, et l’adapter à ses besoins (une partie d’ailleurs, si elle est appliquée à la lettre, couterait bien chère en papier ^^ à marquer chacune de ses idées sur une différente, on a tôt fait de passer un bloc…). Mais dans tous les cas, l’ouverture d’esprit que la lecture de ce livre provoque est vraiment intéressante !

Pour finir, une citation lue sur le blog C’éclair :

 » Enfin il peut être utile de faire une diète de GTD de temps à autre pour se renouveler l’esprit et prendre du recul. A plus forte raison lorsqu’on traverse une phase de basse activité. Car après tout, la méthode a été développée pour les personnes à hautes responsabilité qui ont un agenda bien rempli. Et si on n’est pas très occupé et que ce n’est pas une gêne d’avoir à l’esprit le peu de choses qu’on doit faire, alors pourquoi chercher à se soulager avec la méthode GTD? « 

Et bien sur, le lien vers le blog d’Olivier Roland , qui m’a fait découvrir ce livre, et aussi, le concept de Personal MBA – bon, à ce rythme de lecture, si je veux me faire un PMBA, il va me falloir 30 ans ^^ Mais j’ai quand même des idées pour de futures lectures… Probablement les 2 livres dont Olivier Roland parle dans cet article sur le blog Envie d’entreprendre.